A chacun son chemin de vie

05 avril 2011

Biomimétisme: plagier pour innover

(D’après un article de Nouvelles Clés de décembre 2010-Janvier 2011 écrit par Patrice Van Eersel)

 

Le biomimétisme consiste à observer et étudier les mécanismes de la nature pour les prendre en exemple et construire efficacement (architecture, bâtiment, moyens de transports, matériaux etc…) en trouvant  des solutions techniques innovantes et protectrices de l’environnement.

La nature prévient de ses blessures et se guérit elle-même. Cette constatation promet un bel avenir au biomimétisme.

La pionnière dans ce domaine est la naturaliste américaine Janine Benyus , avec son livre « Biomimicry-Innovation Inspired by Nature » sorti en 1997.

  • ·  3 niveaux de biomimétisme :

-   Imiter les formes naturelles : par exemple, la structure des fleurs de badiane avait inspiré dès 1948 à Georges Mestral, l’invention du fameux Velcro (velours + crochets).

La fleur de lotus qui grâce à sa surface microscopiquement ondulée, reste toujours propre. Cette étude a permis de concevoir des surfaces, vitres ou pare-brise autonettoyants.

Découpez un gros carton et découvrez sa structure qui renforce sa résistance  tout en garantissant une légèreté maximale. Merci à l’exemple des nids d’abeilles !

 

-     Imiter les matériaux et les processus : on est toujours au niveau de l’imitation technique mais plus avant dans la logique écologique. Par exemple, la construction du ciment ou de la céramique est l’une des plus polluantes du monde. Elle consomme énormément d’énergie et rejette des montagnes de gaz carbonique, qui aggrave l’effet de serre …

Grâce au biomimétisme, on constate que les coquillages et gastéropodes fabriquent leurs coquillent à froid, dans la mer et qu’au lieu de rejeter le dioxyde de Carbonne généré, ils l’absorbent pour l’associer à du calcium et le précipiter en calcaire !

Autre exemple, celui des végétaux chlorophylliens qui savent capter l’énergie solaire. Des mètres carrés de gazon comme panneaux solaires !

 

-     Imiter les stratégies :il ne faut cependant pas se contenter de copier les formes ou les mêmes processus. Il faut imiter la nature dans sa stratégie globale.

L’objectif est de transformer l’entreprise toute entière, en une entité biomimétique obéissant aux lois du vivant.

 

  •    « La vie sur terre fonctionne suivant certaines règles, auxquelles un organisme durable doit forcément obéir :

-        Sa source d’énergie principale est le solaire

-        Son dissolvant principal est l’eau

-        Il consomme local

-         Il diversifie et tisse des liens de coopération

-         Il n’use que l’énergie dont il a besoin…


          Ce qu’un organisme durable ne fait pas :

-       Il ne s’approvisionne pas au bout du monde

-       Il n’utilise pas d’énergies fossiles

-       Il ne réduit pas l’éventail de ses variétés à quelques standards

-      Contrairement à l’image que l’on a de « la loi de la jungle », il ne pratique la compétition que dans 10% de ses rapports aux autres organismes (les 90% restants sont fondés sur la coexistence, la coopération, le parasitisme et la symbiose. )»

 

 

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22 mars 2011

Moment de détente...

Une petite vidéo que j'ai trouvé très sympa, j'espère en faire profiter d'autres...

 

http://www.youtube.com/watch?v=xNL_iYrpojw

 

Je n'ai pas réussi à insérer directement la vidéo car elle vient de youtube et que apparemment, je ne peux rien mettre qui ne vienne pas de daylimotion...

Si quelqu'un sait comment on fait... merci d'avance de me laisser un commentaire!

 

 

 

Posté par coraleye à 20:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 mars 2011

L'ère de l'Accélération

D'après un article paru dans le magazine "Nouvelles Clés" de Octobre-novembre 2010 sur l'essai de Hartmut Rosa (sociologue, politicologue et philosophe)

par Isabelle Sorente

 

"Rêvez-vous parfois d'île déserte ou d'une retraite sur les toits du monde?

Vous arrive-t-il d'éprouver une étrange sensation de vide à la fin d'une journée bien remplie, de vous sentir floué plutôt que satisfait par vos obligations?

Votre ordinateur mettrait-il trop de temps à s'allumer? A s'éteindre? Votre boîte mail déborde au retour des vacances, êtes-vous flexible, mobile, adaptable, inadapté, envahi de culpabilité à l'idée de n'avoir pas choisi la bonne option, le bon partenaire, le bon fournisseur d'accès?

Comme un jongleur frénétique qui rêverait de lâcher-prise, mais rattrape malgré lui toutes les balles qui passent et qu'une main invisible continue de lui lancer. Rien ni personne n'échappe à l'accélération."

 

Hartmut Rosa distingue trois formes d'accélération:

_ accélération du rhytme de vie: les constatations sont qu'aujourd'hui un homme de 35 ans a déjà vécu 3 fois la vie de son grand-père. 3 amours, 3 jobs, 3 déménagements.

_ accélération technique: depuis le début du 20ème siècle, la vitesse de transfert des informations a été multipliée par 10 millions et la vitesse des moyens de transports, par 60.

_ accélération du changement social: les médias, jeux, lieux publics, journaux, mode, style culturel évoluent en moins d'une génération.

L'expérience d'hier devient si vite inutilisable que les jeunes apprennent entre eux, tandis que les aînés doivent en permanence se mettre à jour pour ne pas perdre pied.

"La condamnation à rester jeune est profondément inscrite dans les structures temporelles".

La promesse de l'accélération, censée nous procurer une vie plus confortable, est trompeuse: elle contraint l'individu à maintenir en permanence toutes les possibilités (sentimentales, culturelles, professionnelles) ouvertes, pour ne pas être dépassé. Dans un monde d'accélération, l'option zéro n'existe pas: on ne peut pas se permettre d'ajourner une décision.

Pour Hartmut Rosa, la dépression est la maladie de l'accélération.

"Ce sont finalement les activités considérées comme importantes et dignes d'efforts qui semble disparaître: il ne reste plus le temps pour les activités qui comptes "réellement". C'est désormais la puissance de l'échéance (deadline) qui détermine l'ordre de succession des activités, d'où le fait que, dans une situation où les ressources temporelles sont maigres, les objectifs non liés à des délais sont peu à peu perdus de vue, pour ainsi dire écrasés sous le poids de ce qu'il faut (d'abord) "régler"- et finissent par ne laisser que le vague sentiment que "l'on n'arrive plus rien à faire"."

 

Deux avenirs se dessinent: une catastrophe écologique ou l'effondrement de la société de l'accélération après une révolution de ses laissés-pour-compte.

 

 

Posté par coraleye à 12:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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